Vous avez un projet d’installation de baie vitrée ? Alors vous avez sûrement entendu parler du seuil rejingot. Cet élément technique méconnu est pourtant essentiel pour assurer l’étanchéité et le confort de votre porte-fenêtre.
C’est quoi le Rejingot ?
Le seuil rejingot, aussi appelé pièce d’appui, est la partie basse de votre baie vitrée. Il assure la liaison entre la menuiserie et le gros œuvre. Son rôle est multiple : évacuer l’eau de pluie vers l’extérieur, empêcher les infiltrations, isoler du froid et très souvent intégrer une rupture de capillarité. Le choix du seuil rejingot ne doit pas être négligé. Un modèle inadapté ou mal posé peut être source d’infiltrations et de déperditions thermiques. À l’inverse, un seuil bien conçu et correctement mis en œuvre garantira l’étanchéité et le confort de votre baie vitrée pendant de longues années.
Comprendre le rôle essentiel du seuil rejingot pour une baie vitrée
Le seuil rejingot est un peu le gardien de votre baie vitrée ou porte-fenêtre. Situé en partie basse, il forme une barrière protectrice contre les intempéries. Sa bonne conception et sa mise en œuvre soignée sont donc primordiales pour la performance globale de votre menuiserie. Au delà de l’étanchéité à l’eau et à l’air, le seuil contribue à l’isolation thermique.
Il permet de limiter l’effet « pont thermique », c’est à dire les pertes de chaleur au niveau de la liaison entre le sol et la menuiserie. Pour assurer pleinement ces fonctions, le seuil rejingot doit répondre à des critères techniques précis. La matière, le type de profil, la présence d’une rupture de capillarité ou encore la finition sont autant d’éléments à prendre en compte.

Pas de panique, nous allons passer en revue les différentes options disponibles. L’objectif : vous aider à choisir le seuil le mieux adapté à votre projet et à sa mise en œuvre. Car un seuil performant, c’est la garantie d’une baie vitrée étanche et isolante dans la durée !
Importance du seuil rejingot pour l’étanchéité à l’eau
L’étanchéité, c’est LA fonction première d’un seuil rejingot. Lorsqu’il pleut, l’eau ruisselle sur la baie vitrée. Le rôle du seuil est de récupérer cette eau et de la rejeter vers l’extérieur. Pour cela, il est doté d’un profil spécifique, avec une pente d’au moins 10%. Cette géométrie permet un écoulement optimal de l’eau, sans risque de stagnation. Le seuil fait ainsi barrage aux infiltrations sous la porte-fenêtre.
C’est primordial pour éviter les dégâts des eaux dans la maison ! En plus de sa forme en pente, le seuil intègre un autre élément clé pour l’étanchéité : la rupture de capillarité. Il s’agit d’un petit décrochement qui empêche l’eau de remonter, par capillarité justement, dans la maçonnerie. L’étanchéité est aussi assurée par une bonne liaison entre le seuil et le gros œuvre.
Le rejingot, cette petite remontée à l’arrière du seuil, est noyé dans la maçonnerie. Cela permet de créer une barrière étanche et d’éviter que l’eau ne s’infiltre au niveau de la liaison. Vous l’aurez compris, le seuil rejingot joue un rôle de première importance pour protéger votre intérieur des infiltrations. Ses détails techniques sont pensés pour rejeter efficacement l’eau de pluie.
Isolation thermique apportée par le seuil
Le seuil rejingot contribue aussi au confort thermique de votre baie vitrée et plus largement de votre habitat. Sa conception doit intégrer une rupture des ponts thermiques. Les ponts thermiques sont des points faibles de l’enveloppe du bâtiment où le froid passe plus facilement. C’est souvent le cas au niveau des liaisons entre les murs et les menuiseries.
Pour y remédier, les seuils sont dotés de rupteurs thermiques. Ce sont des éléments isolants insérés dans le profilé, qui empêchent le froid de se propager. Les rupteurs peuvent être en polymère haute performance ou en mousse isolante. Cette barrière thermique est essentielle pour limiter les pertes de chaleur et les sensations de parois froides. Elle améliore le confort en hiver mais aussi en demi-saison. Fini le bout du pied glacé quand on marche pieds nus près de la baie vitrée !
Le choix des matériaux joue aussi sur la performance thermique du seuil. L’aluminium à rupture de pont thermique offre d’excellentes performances. Les profilés PVC sont aussi de bons isolants. Le béton est un peu moins performant mais reste une valeur sûre. En résumé, le seuil rejingot est un allié de votre confort thermique. En limitant les ponts thermiques, il évite que le froid ne s’invite à l’intérieur. Un critère de choix important pour une maison plus économe en énergie !
Bien choisir son seuil rejingot : matériaux et types
Vous l’avez vu, le seuil rejingot a son importance. Reste à faire le bon choix parmi les différentes options du marché. Les matériaux, les types de poses, les finitions… On vous dit tout pour bien choisir votre seuil ! Vous avez principalement le choix entre 3 matériaux : le béton, l’aluminium et le PVC. Chacun a ses spécificités. Le béton est le plus traditionnel, utilisé de longue date. Robuste, il offre une bonne inertie thermique. L’aluminium séduit par sa légèreté, sa finesse et sa facilité de pose.
Très isolant, le PVC est une alternative économique. Côté pose, vous avez là-aussi plusieurs possibilités. Le seuil peut être coulé en place, directement lié à la dalle. C’est souvent le cas avec un seuil béton. Autre option, la pose en applique, sur la dalle existante. Les éléments en aluminium s’y prêtent bien. Ils existent en version encastrée ou en applique. Le choix dépend de la configuration de votre projet. Type de sol, hauteur disponible, accès PMR… Autant de paramètres qui vont orienter votre choix.
Dans tous les cas, privilégiez les produits de qualité, avec un rejingot bien dimensionné et une bonne étanchéité périphérique. Les finitions ne sont pas à négliger. Elles contribuent à la bonne évacuation de l’eau et facilitent l’entretien. Le seuil doit être lisse, sans aspérité. Une légère pente de 10% minimum est recommandée. Un petit débord, appelé jet d’eau ou casse-goutte, rejette l’eau loin de la façade.
Choisir le matériel : béton, alu ou préfabriqué ?
Le choix du matériau est souvent une question de budget, d’esthétique et de contraintes techniques. Le béton est le matériau de base, utilisé depuis longtemps. Economique, il offre une grande robustesse et une bonne longévité. Idéal pour les grands projets, il peut être coulé sur mesure directement sur le chantier.
L’aluminium est de plus en plus plébiscité. Léger et résistant à la fois, il permet des profilés fins et élégants. Facile à poser, il s’adapte à toutes les configurations grâce à ses différents systèmes d’assemblage. Il nécessite un entretien minime. Seul bémol, son coût plus élevé que le béton. Une troisième voie est possible avec les seuils préfabriqués en PVC. Moulés en usine, ils offrent une mise en œuvre simplifiée et rapide. Performants en termes d’isolation, ils allient solidité et légèreté.
Le PVC présente un bon rapport qualité-prix, même s’il peut être moins esthétique. Pas facile de faire un choix ! La décision finale dépendra de vos priorités. Si vous recherchez la durabilité et la robustesse, optez pour le béton. Pour un chantier rapide et une esthétique soignée, l’aluminium est idéal. Et si vous avez un petit budget, le PVC est un bon compromis.
Seuil encastré ou rapporté : que choisir ?
Autre critère de choix important : le type de pose du seuil. On distingue deux grandes catégories : les seuils encastrés et les seuils rapportés. Chacun a ses avantages et ses contraintes. Un seuil encastré est coulé en même temps que la dalle, dans la continuité. Il fait corps avec le gros oeuvre, ce qui assure une étanchéité optimale et une bonne isolation.
En contrepartie, il nécessite des travaux plus lourds et ne convient pas à toutes les configurations. Le seuil rapporté est posé en applique, sur une dalle ou un carrelage existant. Plus facile à mettre en oeuvre, il est idéal en rénovation ou sur une terrasse. Les profilés aluminium se prêtent bien à ce type de pose. Attention toutefois à bien soigner les liaisons périphériques pour garantir l’étanchéité. D’autres critères sont à prendre en compte, comme l’accessibilité PMR. Un seuil encastré sera plus adapté, avec une meilleure continuité du sol.
La hauteur du seuil doit être limitée à 2 cm. Si la configuration ne le permet pas, un seuil rapporté avec une rupture de niveau est possible. En résumé, le choix entre seuil encastré et seuil rapporté dépend de votre projet. Neuf ou rénovation, niveau de performances attendu, contraintes techniques… Une analyse au cas par cas est nécessaire. En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel !
Réussir la mise en œuvre de son seuil rejingot
Vous avez choisi votre seuil ? Reste maintenant à assurer sa mise en œuvre dans les règles de l’art. Car même avec un produit de qualité, une mauvaise pose peut compromettre l’étanchéité et la pérennité. Les points clés à surveiller dépendent du type de seuil. Pour un modèle en béton coulé, le coffrage, le coulage et la finition doivent être particulièrement soignés.
Avec un seuil aluminium ou PVC rapporté, il faut être vigilant aux fixations et aux liaisons périphériques. Dans tous les cas, la pose doit être réalisée dans les normes, avec le bon calepinage et en respectant les préconisations du fabricant. La liaison avec le gros oeuvre doit être traitée avec soin, pour assurer la continuité de l’étanchéité. L’objectif : un seuil parfaitement intégré, qui assure efficacement ses fonctions et ne se dégrade pas dans le temps. Finition lisse, pente régulière, rejingot bien dimensionné… Tous ces détails ont leur importance pour un ouvrage durable et esthétique !
Réalisation d’un seuil rejingot : étapes de maçonnerie
Réaliser un seuil en béton nécessite un peu de technique, et surtout du soin à chaque étape. Tout commence par le coffrage. Il faut le réaliser de façon précise, avec une pente d’au moins 2 cm vers l’extérieur. Un contreplaqué bakélisé et un géotextile assurent un déboffrage facile et une finition lisse. Vient ensuite le coulage du béton.
Le dosage du béton est important, avec un minimum de 350 kg/m3 de ciment. L’utilisation d’un hydrofuge de masse renforce l’étanchéité. Le béton doit être vibré pour éviter les bulles d’air et assurer une bonne résistance. Le rejingot est façonné dans la foulée. Il doit former une remontée d’au moins 3 cm, bien en contact avec le gros oeuvre. Un produit d’accrochage (résine ou barbotine) améliore l’adhérence. Le rejingot assure la continuité de l’étanchéité et empêche l’eau de s’infiltrer à l’arrière du seuil.
Après décoffrage, la finition doit être particulièrement soignée. La surface doit être lisse, sans ressaut ni défaut. Un bouche pore ou un hydrofuge de surface améliore encore la résistance à l’eau. Un chanfrein ou un arrondi adoucit l’angle entre le seuil et le rejingot. Une mise en œuvre soignée est la clé pour un seuil béton durable. Chaque étape a son importance, du coffrage à la finition, en passant par le coulage et la réalisation du rejingot. Un travail d’expert, à confier à un bon maçon !
Mise en place d’un seuil préfabriqué ou modulaire
Les seuils en aluminium ou PVC préfabriqués ne s’installent pas de la même manière qu’un seuil béton. Livrés prêts à poser, ils offrent l’avantage d’un chantier plus rapide et plus propre. L’assemblage se fait de façon mécanique, par emboîtement et fixation des éléments entre eux. Les profilés comportent des rainures qui permettent de les aligner et de les solidariser.
Des pièces de jonction assurent la continuité aux angles. La fixation du seuil sur le support se fait par vissage ou scellement chimique. Il faut s’assurer que le support est sain, propre et de niveau. Une étape importante pour éviter les défauts de pente et les stagnations d’eau. Les liaisons périphériques sont un autre point clé. Elles doivent être étanches, sans jour ni défaut. Un mastic polyuréthane ou une membrane d’étanchéité type EPDM assurent la continuité avec la maçonnerie.